lundi 15 décembre 2008

ORGIAQUE


le cul pour le cul c'est pas trop mon truc plans directs PQR et autres remises de couverts sur tables mal débarrassées très peu pour moi anonymat et turnover ne sont pas synonymes avec un brin de complicité on ressent la différence toujours est-il que 2008 était l'année de la bite devise répétée et respectée si je suivais aussi bien toutes les consignes de bonne tenue on m'élirait citoyen modèle mais l'interdiction d'interdire toute expérience a ses versants borderline j'assume fougueuse productivité épaulée par mes prédispositions à la disponibilité une prouesse je ne le cache pas embrasée par le défi que m'a lancé Jérémy

Just do what you do to me
Do what you do
Just do what you do to me
Do what you do

sexe drogues et rock'n'roll ça se travaille

Makes me want to try

top départ d'une décadente décade on grimpe les échelons on ne joue plus à touche-pipi monter en deuxième puis en première division objectif le tout-plaisir plastique en politique dominante comme en son temps le tout à l'égout il y en a pour tous les goûts fantasmes rayés de la liste veaux vaches cochons de tous les pays mais alors vache je ne m'y attendais pas moi-même une moule quoi truc de ouf liste réduite négociations au bras de chair d'éléments à portée du poignet liste réduite mais toujours conséquente de très bonne grâce je m'y plie et m'y déploie orientation collégiale de ma sexualité safre épanouissement du collectif je veux mordre au travers vorace liste réduite mais toujours conséquente heureusement il y a du phallus sur la planche mon bel ami dans les bornes du latex un homme et Paris que de combinaisons versatiles que de flexibilité assouvie une myriade accessible une kyrielle de pratiques quelle fascinante expectative quel fantastique continuum l'infini des possibilités m'étourdit

Just do what you do to me
Do what you do
Just do what you do to me
Do what you do

il faut souligner l'influence de l'art qui repousse sous toutes ses formes les limites de l'esprit et répercute le désir dans le corps où il agite des grelots diaboliques témoin de la marginalité à laquelle il donne ses lettres de noblesse jusqu'ici mes allégeances vont aux photographes David Armstrong et Nan Goldin aux films de Pasolini de Warhol de Larry Clark de Bruce LaBruce de John Cameron Mitchell elles s'inscrivent aussi et surtout dans les franges fangeuses de la littérature Jourdan Collard Dustan petit trio französisch Ellis Cooper Bukowski petit american threesome voué bientôt à l'élargir (candidats : Palahniuk ou Burroughs) plus récemment Catherine Millet Erik Rémès et bien entendu l'incontournable l'inégalé celui à qui on devrait décerner un Hot d'Or suprême pour l'ensemble de son oeuvre mon bien-aimé marquis Donatien Alphonse François le deus ex-machina qui a remisé le mièvre et reprisé le stupre dans mes lectures Sade mon démiurge c'est sous ta vénérable égide que je m'encanaille

Makes me want to try
Makes me want to try
Makes me want to try

1 commentaires:

Baron Rouge a dit…

Et j'ai oublié Renaud Camus ! Dammit !