samedi 20 décembre 2008

TRAJETS
(Desperate Diplomats Bis)



toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite le scénario s'étoffe et sans même y réfléchir de nouvelles idées me viennent les lieux de l'action seraient nombreux il y aurait l'ambassade évidemment les bureaux les appartements privés les coulisses la salle de réception où éclatent les intrigues l'ascenseur un classique que j'adore il s'y passe toujours des trucs étranges et enfin la loge où travaille le personnage-clé de l'histoire le standardiste mais on ne s'arrêterait pas au décor d'un hôtel particulier on irait creuser dans les foyers dans les réceptions mondaines dans les opérations de charité dans les taxis dans les restaurants chics dans les boutiques de luxe des avenues environnantes plateformes diverses et variées où l'on inventerait des menaces terroristes des accidents de maintenance avec morts et blessés des collusions politiques la fondation d'un syndicat des coups de main improvisés avec un charmant demandeur de visa des rendez-vous professionnels déguisés des drames personnels mal dissimulés sous les tailleurs aguicheurs des vols de matériel rusés la trahison entre collègues la naissance d'inédites complicités bataille de bouts de gomme et secrets éventés la société et l'époque scrutées à tous les angles mobilité de personnages facilitée par le roulement fréquent des diplomates qu'un gouvernement accrédite sur des durées ponctuelles et puis s'il faut changer de prétextes aux remplacements une grosse prise d'otage à l'ambassade pourrait s'en charger pourquoi se priver d'un peu de spectaculaire ça ferait un bon double épisode de fin de saison une petite boucherie pour l'hygiène et souder les survivants au rang desquels notre standardiste qui n'en aura pas perdu une miette pour augmenter la popularité de son blog dans lequel il balance tout sous couvert de pseudonymes oui approfondis ton synopsis d'une efficace mise en abyme

Oh I've felt that fire and I've been burned
But I wouldn't trade the pain for what I've learned
I wouldn't trade the pain for what I've learned.

côté sexe on n'épargnerait rien non absolument rien sacrifiant aux scènes de cul racoleuses trop faciles trop attendues trop répétitives on prendrait une direction plus subversive le mélange des ingrédients dans une coupe explosive dans le champagne ce qu'on préfère ce sont les bulles ce qui pétille excite on mettrait en avant les rencontres improbables les coups de reins du cuisinier à Madame l'Ambassadeur dans le placard à balai aventures extraconjugales liaisons en tous genre rapaces et proies sans discrimination de l'hétérosexualité basique aux créatures inédites la sexualité expérimentale du jeune troisième secrétaire dans de plus ou moins subtiles alcôves de la capitale hum émulsion effervescente de ce qui s'oppose en tous points et qui s'attire inexorablement si ça existe assez peu dans la vie autant en tartiner les séries histoire qu'elle servent à quelque chose une influence

Pennies in a well, a million dollars in the fountain of a hotel.
Broken mirrors and a black cats cold stare,
Walk under ladders on my way to hell, I'll meet you there.

But I'm not scared at all, hmm...I'm not scared at all.
Bout the cracks in the crystal, the cracks in the crystal ball

ce qui m'évoque qu'à l'instar des séries nos vies se découpent en plusieurs phases qui sont comme des saisons avec leurs protagonistes qui apparaissent qui disparaissent qui font la pluie et les rebondissements elles-mêmes découpées en épisodes avec leur trame à court à moyen et à long terme la poursuite d'un idéal en filigrane que le héros n'atteint pas toujours tout en sachant à défaut de ce vers quoi on tend ce vers quoi on ne tend pas attention spoiler il ne se mariera pas et n'aura pas d'enfants mais ce que me réserve le sort ce scénariste facétieux il ne m'appartient pas de l'écrire ou comment je n'aimerais pas me voir vieillir dans une boule de cristal