mardi 23 décembre 2008

WEBOLOGIE



vous qui entrez ici laissez toute espérance la toile vous a aspiré et vous voilà dans son antre sirupeux à ses muqueuses humides images attirantes empêtrés dans ses filets lascifs telles des bras qui chantent et des voix qui agrippent vous voilà hypnotisés par ses mirages intimes incrustés dans ses anfractuosités guettant la fêlure dans la lecture un réflexe d’infirmière vous titille et vous voilà piégés par la curiosité la trappe se referme sur un gouffre filandreux avec sa cohorte d’inconnues et sa spirale de totems polycéphales vous voilà face à un dilemme êtes-vous vous-même dans le reflet de l’ordinateur et attendez-vous la même attitude de vos interlocuteurs sans paroles leurs vains mots qui décrivent avec emphase un quotidien ordinaire le style est la manière pas la matière gare à ne pas vous égarer dans ses coulisses quand il y a contrefaçon les tromperies sur la marchandise sont légion la toile en paravent de la mythomanie il sera trop tard quand le webmenteur aura sévi

Quand l'araignée d'un soir
D'un long baiser
Enivre vos espoirs

fardeau trop lourd pour soi en porte-à-faux se liquéfie et devient l’encre du désir dilué dans les billets asséchés par une fine feuille qui buvarde les bavures de l’empattement le calque de l’intertexte imprimant sa cible en diapositive offensif ou offensant entre humour et humeurs entre clins d'oeil et coups de pied le Baron Rouge attaque autant qu'il a su aimer

Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard
Trop tard