Le sexe a ses rayons comme un supermarché
Où l’on chine les éphèbes qui en rupture de stock
Cèdent sous les néons leur podium à des schnocks :
Je suis de ceux qu’on tâte avant de consommer.
Des produits pour lesquels on a enfin opté,
On se presse d’ôter la cellophane du froc
En implorant le ciel d’un désir réciproque :
Je suis de ceux qu’on teste avant d’être adopté.
Pareil à l'échafaud, une remise au placard
Exhume de temps en temps l'implacable motion,
L'âge qui en s'avançant dégriffe les promotions ;
S'exploiter il faut dès aujourd'hui, car
Quand vient, sarcastique, l’heure de la péremption
C'est avec sa plastique que l'on paie l'addition.
So sit on top of the world
And tell me how you're feeling
What you feel
Is what i feel for you
ce qui m'évoque ces conversations étendues et régulières que j'entretiens avec l'alcool entre deux yeux et un oeillet alors promis ce soir c'est à ma santé et à la vôtre que je boirai ses paroles
mercredi 31 décembre 2008
mardi 30 décembre 2008
je bande donc je suis merci d’être venu rappelez-moi votre nom mes frères le président ne peut pas être un imbécile l’aube le soir ou la nuit le fait du prince génie divin comme un chien coupable je préfère la comédie septembre le pire des mondes trois jours chez ma mère un automne sans alcool l’inceste les orphelins marée noire le quart d’heure islandais le jour des fourmis la pêche à la truite en Amérique le soleil des Scorta le chasseur Zéro chroniques d’une société annoncée direct malabar trip trois quartiers mille garçons mammifères vendredi soir j’apprends les actifs corporels poussières d’anges generations of love une si douce fureur la dernière nuit j’étais l’origine du monde du bruit petits suicides entre amis mon cas personnel un aller simple panthéon je suis noir et je n’aime pas le manioc truismes c’est fou une fille le bal des murènes pour une nuit d’amour premières pressions à froid pavillon noir dans ma chambre la nouvelle pornographie warm-up clitomotrice le cri torsade treize minutes mémoire courte perfecto les petites filles modèles premier amour passion simple l’amant l’odeur de l’homme appelez-moi par mon prénom perspectives de paradis variations énigmatiques chocolat chaud l’écume des jours les solitudes enchantées le simple préserve l’énigme les vagues sont douces comme des tigres soie toute ma vie j’ai été une femme sa femme l’erreur est humaine un instant d’abandon des amants de si braves garçons vous êtes faite de peines étranges la fascination du pire le protocole compassionnel shot bambi bar doggy bag bordel n°3 n°4 n°5 service clientèle sang d’encre décalages effroyables jardins transfusion l’amour de loin paroles perdues enculée tu aurais pu en attendant Godot condamné amour se résoudre aux adieux le magasin des suicides inconnu à cette adresse « merci »
lundi 29 décembre 2008
Que de hauts
Que de bas
C'est la vie
Dans ce monde
Triste réalité
ce qui m'évoque une grosse crise de rire sur cette chanson et ses artistes avec Alice pendant nos années universitaires dans son appartement qui constitue encore la Maison du Bonheur en lettres majuscules s'il vous plaît chaussés de fausses lunettes Prada caricaturales et munis d'un coussin en guise de guitare on s'était filmés mais une erreur de manip' supprimera le fichier de l’ordinateur pas de dossier compromettant à la place un souvenir indélébile de ce délire qui est à l’image de ceux promus dans les séries et c’est ainsi que devrait être la vie ça devrait ressembler à ça une divagation permanente une enfilade de démences hystériques un chapelet d’emportements le tout improvisé et c’est pourquoi je déclare
2009 année de la teuf tous les vendredis tous les samedis en paroxysme d’une semaine déclinant minimum trois apéros réceptions ou sorties toutes en variations animées de curiosité d’un appétit de découverte accompagnées d’une ivresse infaillible lors des manifestations culturelles happenings pièces de théâtre jeux de cartes jeux de société jeux d’alcool boites de nuit clubs privés bars sordides bars chics fooding et j’en passe des vertes et des pas mûres si vous avez des idées mon numéro à portée de clic
allocation du budget d’obédience épicurienne et hédoniste esquivons les dépenses dispensables telle la nourriture ou la technologie que diable nous mangerons liquide pisserons dans des bouteilles plastiques vomirons dans les rigoles mon corps s'assèchera pareil à un escargot sans bave on mordra dans les fruits de la fête tellement fort à s’en coaguler le jus sur le menton sans repos tout ça pour qu'en décembre prochain je me retrouve les poumons grillés les neurones gazés et le foie glaireux de sorte que je n'aie pas à plancher sur une rime pour 2010
dimanche 28 décembre 2008
du givre à la surface des radiateurs en boîte de nuit gratte gratte la surface avec le sourire dents longues qui remplissent des bouches adverses et menacent des slips que la hanche frôle gratte gratte que la chaleur t'enivre et fond tes résistances en un brouet de salive jus de banquette potable à la lie qui se boit cul-sec
You’re swollen in the gut
From all those last nights
Still swinging vodka punches
That don’t land right
rompre les ponts en larguant les amarres et en lâchant du lest pour mon seul bien-être n'a jamais été mon fort j'arrache mes pansements pianissimo dans ton cas parlons plutôt de coupure temporaire une suspension des télécoms qui s'impose afin d'asphyxier la rancune et suturer les plaies plutôt qu'elles ne s'enveniment c'est un mal nécessaire pour ajuster les longueurs d'onde je suis dans l'abstraction allopathique non pas dans l'oubli ou la disqualification d'un autre chose il y a un autre chose j'en suis convaincu un autre chose qui flotte mais la piste impraticable ne l'enjoint pas à atterrir je me répare à l'abri des rechutes nosocomiales et on (se) verra après si la tiédeur nous en dit
No I can’t watch the same mistake
Waiting for the boys to turn out straight
No I can’t run the same dog race
And get burnt like you
les premières notes de cette chanson à la gratte rappellent un peu le générique de la série Un Dos Tres une version chorizo cheap de Fame ce qui m’évoque les cours de Mia au centre du Marais que je localisais d'ailleurs presque toujours autrement genre je fais du street R'n'B à Rambuteau parce que ça sonnait sectaire comme présentation un pédé qui danse dans le Marais mais j'en étais fier de tenir le niveau de ses cours que j'ai suivis pendant trois ans décousus pour cause de blessures au genou notamment et que j'ai à nouveau interrompus en mai mes yeux me brûlaient mes lentilles s'étaient mutées en orties ensuite de vieilles lunettes mal ajustées et une danse aussi dynamique c'était juste pas possible enfin au bout de six mois traitement guérison opération je décoche la croix que j'avais tracé rugueusement sur les activités sportives en dehors bien entendu de celles qui se pratiquent sur lit futon ou tatami et que j'assimile sans malice à du sport collectif et dont je suis sans prétention un redoutable joueur bref le sport me manque à moi qui n'entretiens plus ma souplesse qu'à séries de pompes et séances de galipettes j'ai la ligne fort heureusement il s'agit incessamment de la durcir
samedi 27 décembre 2008
démarrage du décompte tout s’organise tout se met en place les petits papiers les pieds dans le plat les petits plats dans les grands l’excitation de préparer un de ces moments rares et précieux qui envahit l’imaginaire à s’emballer pour un détail à peaufiner le superflu ce devait être un de ces soirs où deux complices font bande à part à l’écart d’une foule insatiable qu’ils rejoindraient peut-être plus tard après consommation de quelques délices arrachés à un monde plus nanti dans une atmosphère déjantée un tête-à-tête sans masques mais avec les artifices afin de se galvaniser en dépit de se qui s’enfuit
au lieu de quoi patatras les pieds dans le tapis laissez brûler les petits papiers ce sera un de ces soirs insipides où deux complices bandent à part les malheurs de l’un attisant l’amertume de l’autre dont le désespoir grinça quand on eût tiré le levier de la défection ouvrant une trappe sous les chaussures à talonnettes un de ces soirs à ruminer leurs chardons séparément rejetés stupidement dans le ventre mou d’une foule carnivore par une impulsion sibylline qui reste coincée en travers de la gorge conséquence d’une avanie dialectique doublée de desseins répréhensibles on se galvaude toujours en dépit de ce qui s’ensuit sanguin le colosse aux pieds d’argile obnubilé par l’idée fixe de tout détruire que l’indistinction des cibles ne rend pas plus pardonnable ce sera une soirée qu’il aura pourri puis laissé moisir le présent dans le chaos les présents dans la boîte aux lettres je connais quelqu’un qui a perdu ce qui est inestimable chez un ami sa foi en lui
Stick or twist the choice is yours
Hit or miss what's mine is yours
Stick or twist the choice is yours
Hit or miss what's mine is yours
ce qui m’évoque la douleur saugrenue de n’être d’une blessure ni l’origine ni l’antalgique j’entends qu’on ne peut guérir les meurtrissures dont on n’est le fautif néanmoins je suis au fait de la pharmacopée que certaines amitiés prodiguent sur les plaies par leur présence du pansement éphémère à une totale inutilité il y a un fossé dont cette douleur est le gué qu’empruntent les exclus au rang desquels je figure
vendredi 26 décembre 2008
Say wouldn't you like to know
what's going on in my mind
So let me get right to the point
I don't pop my cork
for every man I see
ce qui m'évoque mon déficit chronique de discernement quand il s'agit de s'épancher quand il s'agit de se pencher un battement sur le plancher des clashs rien d'extraordinaire puisque d'une commune bévue suce-moi je te fuis fuis-moi je te poursuis cowboy à mes heures suspendues qui sont ceux qui suscitent mes silences susceptibles de ces silences qui sont autant d'aveux perceptibles quand il s'agit de trancher le joug tutélaire de la réserve je ploie je plie j'emploie contre moi le déséquilibre et la maladresse m'achève quand les mots et les actes jaillissent qu'ils accèdent à l'indépendance et m'embarrassent à mon corps défendant j'aspire à un parachutage carmélite quand vais-je me taire et prendre sur moi protéger la perle qui perd en éclat dans l'huître béante je fonds toujours en dehors des limites du champ alors tais-toi tais-toi putain tais-toi pendant qu'on verrouille
jeudi 25 décembre 2008
I won't ask for much this Christmas
I don't even wish for snow
I'm just gonna keep on waiting
Underneath the mistletoe
ce qui m’évoque les pensées tournées en cette période de bombance eucharistique et d'intenses festivités vers ceux et celles qui sont partis aux absents du banquet les émotions contradictoires c’est étrange l’indulgence que l’on ressent à l’égard des morts et la rancune envers ceux qui sont en vie comme si mourir innocentait comme si apprendre qu’ils ont crevé soulageait dans l’instant les peines qu’ils ont causé la mort lave plus blanc que blanc l’oubli est une lessive évanescente and you wash it and you wash it hum pourriture tu ne sens plus le fumier mais la fleur aux effluves de regrets effacés la bite bien dure crachant du feu sous les auspices du dieu hindouiste qui veille les morts tout ce que je veux pour Noël c’est toi
mercredi 24 décembre 2008
So I'm walking through the desert
And I am not frightened although it's hot
I have all that I requested
And I do not want what I haven't got
Noël est une fête matérialiste et hypocrite cette espèce d’obligation de se réunir en famille m’horripile quand on a envie de se voir ou de s’offrir des petits plaisirs on n’attend pas Noël d’ailleurs si on avait envie de se voir en famille on s’appellerait ce qui n’est pas le cas ça m’irrite de me forcer j’ai l’impression de jouer un rôle celui du fils modèle avec ma mère qui me soutient mordicus adorer Noël et que je vois courir tout le mois de décembre en se plaignant du nombre des cadeaux à faire ne peste pas sur la dépense quand tu te plies à tes propres règles le fils est un peu moins modèle au fur et à mesure surtout depuis qu’il est au chômage et qu’il n’a rien à raconter de politiquement correct je n’ai pas été sage cette année et si j’avais pu si j’avais eu plus d’opportunités de lâcher la bride je l’aurais été encore moins si on m’avait suivi dans mes délires si on m’avait suivi plus loin ou jusqu’au bout je me serais moins puni de vacuité soumis à ce néant hanté par des quais de gare au bout desquels les trains s’éloignent dans les vapeurs et les soupirs de ne rien vivre de trépidant Lucie dans le ciel avec ses diamants me nargue mais pour en revenir à Noël cette fête matérialiste et hypocrite qu’il est bon de défoncer gratuitement des portes grand ouvertes je ne déteste pas Noël mais je rêve à d’autres posologies d’autres manières d’arranger le concept alors ce soir je sais que je vais faire semblant je sais que je vais devoir simuler m’esquivant seulement pour quelques cigarettes dans la chambre ou sur le balcon que mon père a enrubanné d’une guirlande lumineuse comme dans une salle des fêtes de campagne je sais que ce soir les verres se videront plus vite que d’habitude je sais que les conversations vont m’agacer les mêmes invités donnent chaque année les mêmes conversations et je sais qu’on aura droit à c’était mieux avant à tu te souviens de à des remarques sur les Juifs et les Arabes aux commentaires dithyrambiques sur la bouffe toutes ces choses convenues qu’on ne pourra contourner qu’au moment d’offrir les cadeaux et de recevoir des objets qu’on n’a pas demandé car je n’ai rien demandé du tout si j’ai pu vivre sans jusque là je ne veux rien de matériel ou autre que ce j’ai ou que ce j’ai eu
mardi 23 décembre 2008
Quand l'araignée d'un soir
D'un long baiser
Enivre vos espoirs
fardeau trop lourd pour soi en porte-à-faux se liquéfie et devient l’encre du désir dilué dans les billets asséchés par une fine feuille qui buvarde les bavures de l’empattement le calque de l’intertexte imprimant sa cible en diapositive offensif ou offensant entre humour et humeurs entre clins d'oeil et coups de pied le Baron Rouge attaque autant qu'il a su aimer
Trop tard
lundi 22 décembre 2008
c'est le trait de mon caractère que je hais le plus parmi mes défauts que j'ai dixit le Déserteur peu nombreux mais énormes parmi ces défauts celui-ci lequel je fais ce qui me semble en mon pouvoir pour réfréner mais qui me trahit invariablement je périclite c'est un mélange d'envie et de jalousie que je ne pourrais expliquer alors que souvent ces mêmes choses me débectent parmi ces défauts cette concupiscence détestable comme si j'en voulais pour plus de bras que j'en ai et comme tout être non handicapé je n'en ai que deux comme si d'avoir détruit des pyramides je voulais les reconstruire comme si je voulais étirer les draps pour empaqueter le contingent mâle en doggy bag comme si je voulais tous les animaux du zoo dans une grande cage chez moi j'en vomis de convoitise c'est le trait de mon caractère que j'abhorre le plus un dégoût de soi je m'étiole c'est rituel je dégringole et me fais mal parmi ces défauts celui-là que j'atténue en me reconnaissant coupable et en me tenant pour seul responsable mais je ne sais pas si cela suffira chaque fois à m'affranchir des pertes et fracas provoqués
We're just ordinary people
We don't know which way to go
Cuz we're ordinary people
Maybe we should take it slow
dimanche 21 décembre 2008
j'en aurais mis un temps fou pour comprendre le principe de l'oubli qu'il n'intervient pas à la seconde où on le décide qu'il faut vivre et que le reste s'ordonne puis s'aligne la fuite en avant n'étant pas la coda que l'oubli préconise j'aurais mis un temps de malade à ressentir la brûlure celle du temps qui passe à se morfondre celle du temps perdu cédé au ressassement du temps qui n'aura servi à aucune ouverture le sort étant scellé depuis le début j'aurais mis un temps maladif à comprendre que le choc telle une tumeur évolue qu'elle métastase et bourgeonne quand on l’incorpore et qu'on ne la surveille plus douleur septicémique forcenée la médecine est impuissante et je ne crois pas aux vertus de la psychanalyse pour cette douleur-là qui comme elle est venue s'en ira elle s'affadit ponctionnée par l'oubli que des seringues imprévisibles hélas ralentissent que ces piqûres de rappel m'enlisent quand par inattention ou par mesquinerie une pensée égarée une part de regret ou un signe de toi ressurgissait la tumeur se piquait et heurtait pareil à une balle projetée contre un mur et quand viendra ce jour où tout ce qui te touche de près ou de loin ne sera plus hérissé de ces aiguilles je saurai que je suis guéri que le venin endigué quelque chose d’autre plus sain sera envisageable et ce que j’espère par-dessus tout est de ne pas me servir d’un autre homme en guise de chimiothérapie si tu vois ce que je veux dire j’ai conscience de m’exprimer dans des termes atrocement contestables susceptibles de choquer mais je persiste c’est ainsi que je l’ai vécu elle court elle court cette pute de maladie d’amour incubée à la rupture il m’aura fallu une rémission psychique il aura fallu qu’un filet de lucidité rende limpide ce que j’éprouvais pour comprendre qu’on ne l’extrait pas d’un coup la tumeur mais que ça part en lambeaux molécule par molécule souvenir par souvenir baiser par baiser et qu’elle nous offre en se dissolvant une espèce de virginité
Piece by piece
is how I'll let go of you
Kiss by kiss
Will leave my mind one at a time
One at a time
il y a des chansons dans lesquelles tout est dit
samedi 20 décembre 2008
(Desperate Diplomats Bis)
toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite le scénario s'étoffe et sans même y réfléchir de nouvelles idées me viennent les lieux de l'action seraient nombreux il y aurait l'ambassade évidemment les bureaux les appartements privés les coulisses la salle de réception où éclatent les intrigues l'ascenseur un classique que j'adore il s'y passe toujours des trucs étranges et enfin la loge où travaille le personnage-clé de l'histoire le standardiste mais on ne s'arrêterait pas au décor d'un hôtel particulier on irait creuser dans les foyers dans les réceptions mondaines dans les opérations de charité dans les taxis dans les restaurants chics dans les boutiques de luxe des avenues environnantes plateformes diverses et variées où l'on inventerait des menaces terroristes des accidents de maintenance avec morts et blessés des collusions politiques la fondation d'un syndicat des coups de main improvisés avec un charmant demandeur de visa des rendez-vous professionnels déguisés des drames personnels mal dissimulés sous les tailleurs aguicheurs des vols de matériel rusés la trahison entre collègues la naissance d'inédites complicités bataille de bouts de gomme et secrets éventés la société et l'époque scrutées à tous les angles mobilité de personnages facilitée par le roulement fréquent des diplomates qu'un gouvernement accrédite sur des durées ponctuelles et puis s'il faut changer de prétextes aux remplacements une grosse prise d'otage à l'ambassade pourrait s'en charger pourquoi se priver d'un peu de spectaculaire ça ferait un bon double épisode de fin de saison une petite boucherie pour l'hygiène et souder les survivants au rang desquels notre standardiste qui n'en aura pas perdu une miette pour augmenter la popularité de son blog dans lequel il balance tout sous couvert de pseudonymes oui approfondis ton synopsis d'une efficace mise en abyme
Oh I've felt that fire and I've been burned
But I wouldn't trade the pain for what I've learned
I wouldn't trade the pain for what I've learned.
côté sexe on n'épargnerait rien non absolument rien sacrifiant aux scènes de cul racoleuses trop faciles trop attendues trop répétitives on prendrait une direction plus subversive le mélange des ingrédients dans une coupe explosive dans le champagne ce qu'on préfère ce sont les bulles ce qui pétille excite on mettrait en avant les rencontres improbables les coups de reins du cuisinier à Madame l'Ambassadeur dans le placard à balai aventures extraconjugales liaisons en tous genre rapaces et proies sans discrimination de l'hétérosexualité basique aux créatures inédites la sexualité expérimentale du jeune troisième secrétaire dans de plus ou moins subtiles alcôves de la capitale hum émulsion effervescente de ce qui s'oppose en tous points et qui s'attire inexorablement si ça existe assez peu dans la vie autant en tartiner les séries histoire qu'elle servent à quelque chose une influence
Pennies in a well, a million dollars in the fountain of a hotel.
Broken mirrors and a black cats cold stare,
Walk under ladders on my way to hell, I'll meet you there.
But I'm not scared at all, hmm...I'm not scared at all.
Bout the cracks in the crystal, the cracks in the crystal ball
ce qui m'évoque qu'à l'instar des séries nos vies se découpent en plusieurs phases qui sont comme des saisons avec leurs protagonistes qui apparaissent qui disparaissent qui font la pluie et les rebondissements elles-mêmes découpées en épisodes avec leur trame à court à moyen et à long terme la poursuite d'un idéal en filigrane que le héros n'atteint pas toujours tout en sachant à défaut de ce vers quoi on tend ce vers quoi on ne tend pas attention spoiler il ne se mariera pas et n'aura pas d'enfants mais ce que me réserve le sort ce scénariste facétieux il ne m'appartient pas de l'écrire ou comment je n'aimerais pas me voir vieillir dans une boule de cristal
vendredi 19 décembre 2008
So I decided I would try because i couldn't fight it i would do it so good i'd have em' making me pancakes in the morning making me pancakes in the morning
And so i tried to beat em' i mean i went to tell em' he pulled the switch and it was me making pancakes in the morning me making pancakes in the morning
jeudi 18 décembre 2008
Wake up cold coffee and juice
Remembering you
What happened to you?
la vie continue c'est toujours ce qu'on dit quand on veut positiver du fond du trou et c'est toujours moche à dire quand on continue vraiment on rebondit tête sous l'eau tête dans le guidon tête bêche plantée dans la terre à brouter les racines de ses soucis comme une autruche pendant que le reste du corps au dehors perd ses plumes ballet des points d'interrogation qui brillent telle des chandelles sur un gâteau étouffe-chrétien et où allaient les prières et les jurons que je t'adressais et où sont allées les confessions que nous nous confiâmes et où vont toutes ces choses que je voudrais pourtant à toi seul dire je m'étrangle avec coincées dans ma gorge elles ne vont pas aux cieux tant pis tant mieux
Made me feel like the one
Made me feel like the one
la vie continue comme on dit et j'ajouterai qu'il faut la prendre comme elle vient c'est-à-dire comme une pute elle de celles qui te montrent ses monts et te font goûter leurs merveilles qui éveillent tes papilles à des délices inconnus et endorment ta vigilance par son confort cossu elle t'éblouit sous les ors de son palais puis te jette comme une merde c'est la loterie tu seras peut-être à nouveau invité un jour qui sait thèse antithèse synthèse tant pis tant mieux tant pis tant mieux sans doute un peu des deux
I don’t know where we are going now
I don’t know where we are going now
mercredi 17 décembre 2008
Run away from all your boredom
Run away from all your whoredom and wave
Your worries, and cares, goodbye
je milite pour le port de baggy dans les bureaux l'extension du casual friday du mardi au vendredi et les pouvoirs publics mettraient en place un serious monday avec l'aval des partenaires sociaux ce qui répandrait la diversité et l'innovation vestimentaires le costard c'est sympa sauf quand c'est obligatoire et qu'on peut pas se payer du Kenzo ou du Hugo Boss je milite pour l'utilisation non-abusive des iPods dans les bureaux sans contact visuel avec les clients je milite pour l'obtention d'un congé en cas de rupture sentimentale je milite pour que les entreprises offrent gracieusement en sus des tickets restaurants un trou normand après le déjeuner et un goûter vers 16h avec irish coffee inclus enfin merde la vie professionnelle est déjà quasi obligatoire ce serait quand même pas si compliqué de la rendre moins désagréable si t'as des idées pour ce programme n'hésite pas
mardi 16 décembre 2008
I'm at your door I'm at your door I'm at your door
You better know you better know you better know
I'm at your door I'm at your door I'm at your

ETE
cernes jusqu’aux genoux et vertiges cotonneux quand le soleil frappe sur la plage bulgare je suis comme leur yaourt sans la fameuse bactérie j’étuve dans la mer Noire s'évaporent les trois litres de vodka bus en moyenne la veille en boîte et à l'auberge de jeunesse tenue par un Anglais qui suinte la bière à dix heures du matin un pays où la vodka est moins chère que le jus de fruits mérite complètement sa place dans l'Union Européenne ça compense avec la France hygiéniste 21 quinito j'hésite Doudou ou Guigui bain de minuit je perds dans le sable ma bague et une partie de moi comme j'ai perdu les trois quarts de mes cheveux sur un coup de tête il n'y a plus qu'une banquette rebroussée au milieu du crâne une crête j'ai l'air d'un smiley

AUTOMNE
morose rentrée quand le cercle vicieux dérègle les horaires les repères l'atmosphère ce sol qui se dérobe sous mes pieds le filet au vestiaire je rôtis dans un simili-enfer un inconfort tout-terrain ces jours ratés dont j'avale l'écume j’ai rasé la crête elle n’avait plus de sens et encore moins esthétiquement un casque chevelu mèches de hérisson a poussé à toute berzingue en remplacement boulimie régime séries de pompes le corps se transforme le corps évolue contrairement au reste je creuse mes épaules sur une stèle suspendue comme une épée de dame aux caisses oui ma bonne dame quel avenir reluisant un avenir que ne m’envierait pas une caissière même si je n'ai rien contre les caissières d'ailleurs elles sauront peut-être m'indiquer le rayon du cercle vertueux car je ne trouve pas le code barre
lundi 15 décembre 2008
Just do what you do to me
Do what you do
Just do what you do to me
Do what you do
sexe drogues et rock'n'roll ça se travaille
Makes me want to try
top départ d'une décadente décade on grimpe les échelons on ne joue plus à touche-pipi monter en deuxième puis en première division objectif le tout-plaisir plastique en politique dominante comme en son temps le tout à l'égout il y en a pour tous les goûts fantasmes rayés de la liste veaux vaches cochons de tous les pays mais alors vache je ne m'y attendais pas moi-même une moule quoi truc de ouf liste réduite négociations au bras de chair d'éléments à portée du poignet liste réduite mais toujours conséquente de très bonne grâce je m'y plie et m'y déploie orientation collégiale de ma sexualité safre épanouissement du collectif je veux mordre au travers vorace liste réduite mais toujours conséquente heureusement il y a du phallus sur la planche mon bel ami dans les bornes du latex un homme et Paris que de combinaisons versatiles que de flexibilité assouvie une myriade accessible une kyrielle de pratiques quelle fascinante expectative quel fantastique continuum l'infini des possibilités m'étourdit
Just do what you do to me
Do what you do
Just do what you do to me
Do what you do
il faut souligner l'influence de l'art qui repousse sous toutes ses formes les limites de l'esprit et répercute le désir dans le corps où il agite des grelots diaboliques témoin de la marginalité à laquelle il donne ses lettres de noblesse jusqu'ici mes allégeances vont aux photographes David Armstrong et Nan Goldin aux films de Pasolini de Warhol de Larry Clark de Bruce LaBruce de John Cameron Mitchell elles s'inscrivent aussi et surtout dans les franges fangeuses de la littérature Jourdan Collard Dustan petit trio französisch Ellis Cooper Bukowski petit american threesome voué bientôt à l'élargir (candidats : Palahniuk ou Burroughs) plus récemment Catherine Millet Erik Rémès et bien entendu l'incontournable l'inégalé celui à qui on devrait décerner un Hot d'Or suprême pour l'ensemble de son oeuvre mon bien-aimé marquis Donatien Alphonse François le deus ex-machina qui a remisé le mièvre et reprisé le stupre dans mes lectures Sade mon démiurge c'est sous ta vénérable égide que je m'encanaille
Makes me want to try
Makes me want to try
Makes me want to try
dimanche 14 décembre 2008
il entre dans la cabine de douche c'est la troisième fois qu'il se lave
il entre dans la cabine de douche avec le gel et la serviette accrochée à la taille c'est la troisième fois qu'il se lave
il entre dans la cabine de douche avec le gel et la serviette courte accrochée à la taille qu'il a dure et musclée comme le reste c'est la troisième fois qu'il se lave
il entre dans la cabine de douche aux yeux de tous avec le gel et la serviette courte accrochée insoucieusement à la taille qu'il a dure et musclée comme le reste et qui se met en branle c'est la troisième fois qu'il se lave de la soirée
il entre dans la cabine de douche aux yeux de tous les clients du Raidd Bar avec deux "d" donc on dit Raid-deu-deu avec le gel mais pas de gants et la serviette très courte accrochée insoucieusement à la taille qu'il a dure et musclée comme le reste qu'il caresse de la paume des mains ou colle contre la vitrine en appât au public et qui se met en branle dans les écrans à chaque étage qui reproduisent en direct la performance c'est la troisième fois qu'il se lave de la soirée mais c'est seulement accoudé au bar embobardé par un certain Antonio qui prétend être en couple avec le mannequin doucheur qu'on peut remarquer que le regard dudit David fixe droit devant snobant la clientèle qui le fait exister et de son piédouche vitré en fixant tout droit il ne peut voir qu'une chose c'est un miroir
Stars fell like snowflakes on my head
Now there's emptiness in my bed
I still believe all the things you said
Though I can see the flowers are dead
ce qui m'évoque la mystique beauté des choses dont on n'a qu'un aperçu vêtu la terre était nettement plus belle avant que fonde la neige sa poudre aux cieux
samedi 13 décembre 2008
pour la société matrimoniale nous sommes une aberration pour la société patriarcale nous sommes en infraction pour les couples nous sommes un danger permanent car nous représentons ce qu’ils veulent redevenir au menu ou à la carte moitié moins d’amalgame deux fois plus d’effronterie la cuisse légère et les ruelles permises les chambres d’hôtel à la va-vite les portes cochères je tape le code sur tes tétons quand on est fauché on assume moitié moins d’amalgame on y va ou on s’encule on tortille pas du cul pour chier une pendule devant Jean-Pierre Foucault avec les beaux-parents les chemises échouant sur la moquette à quoi bon les repasser froissées comme la tête les lendemains et qui est cette silhouette sous la couette sus à celui ou celle qui transgresse l’espace délimité moitié moins d’amalgame le temps est imparti je chronomètre tes performances aviron ou crawl au challenger de choisir dans le bassin qui entoure nos îles le célibat a ses avantages que la raison n’avantage pas un pour tous tous pour un lit
Faut-il que rien ne perdure
Ni les prés, ni la verdure
Ni les amants que nous fûmes
Ni les frimas, ni les brumes
ce qui m'évoque l'exception culturelle française qu'on la préserve bordel qu'on arrête de tirer dessus qu'on n’ait de cesse de la subventionner et qu'on soutienne aussi individuellement ceux qui ne perçoivent aucune bourse scène underground il n'y a pas de hiérarchie la subjectivité décide du meilleur et du pire mais non il n'y a pas de supérieur ou d'inférieur juste une émulation ce truc qui remue comme un courant Gulf Stream des idéologies qui vont qui viennent pas dans le sens des anguilles d’une montre sous-marine se télescopent se bousculent et j’affectionne celles qui brossent à rebours poil d’amour l’exception culturelle est comme ce célibataire qu’on essaie de caser à tout prix arrêtez c’est criminel
vendredi 12 décembre 2008
ça n’a pas senti le brûlé comme on m’avait raconté j’avais du mal à fixer la lumière rouge pas compliqué pourtant il n’y avait qu’à fixer cette lumière rouge et ne pas cliquer des paupières qu’aucune spatule ne retenait c’est là sa particularité a dit le chirurgien en m’encourageant et j’étais flippé alors qu’avant j’étais resté zen même admirablement on m’a fait passer après un type qui a paniqué et s’est rétracté au tout dernier moment mais je n’ai pas serré la main de la dame en blanc j’ai respiré j’ai régulé ma tension peut-être m’a-t-on trop fait attendre je ne contrôle plus je tourne de l’œil qui ne regarde plus droit devant je me sens tout seul dans une dimension étrange il hausse le ton le chir’ je ne dois pas me laisser m’assoupir peut-être sont-ils trop anesthésiés à cause des gouttes je me sens tout seul avec la lumière rouge qui m’échappe non elle est droit devant je la fixe à nouveau je repense à 2001 l’odyssée de l’espace de Kubrick la lentille de la machine clignotant en rouge je me sens seul tellement seul je vois ma vie qui défile aveuglément mais je me concentre sur l’après on attaque le deuxième œil charcute-moi la cornée mets-moi les yeux en face des trous la pupille corrigée en face de cette lumière rouge c’est à moi d’assurer le laser crépite il ne fera pas ça par miracle je dois collaborer où est-elle la lumière rouge droit devant encore quelques secondes encore je me sens seul au monde encore après qui viendra me chercher quand j’aurai remporté la bagarre car je l’ai remportée avec l’aide de personne la lumière s’éteint et le laser aussi bravo qu’il dit je vous félicite c’est terminé
...You're my big distraction
Obvious companion,
I'm falling fast
Like an avalanche...
...wait for it...
...à 4 minutes 34...
...une des plus belles instrumentales que je connaisse au piano elle me tire des larmes celles-ci non artificielles d’une buée de salle de bain après une longue douche ces larmes veillent tirez ce voile de mon iris halitueux et la lumière fut
jeudi 11 décembre 2008
At club 18-30 I met Julius Caesar
Lady Diana and Mother Theresa
At club 18-30 I met Julius Caesar
Lady Diana and Mother Theresa
From Atlantis to Interzone
You start at the edge and you end on your own
From Atlantis to Interzone
You start at the edge and you end on the throne
dans l'infini je t'emporte avec moi mais sur une île déserte je sais pas
All ships of sense on hyper ocean
All kinds of chaos still in motion
My culture vulture such a dab hand
I'll steal you from the year 4000
Magick without tears
Magick without tears
Magick without tears
The magick comandeer
It's not over not over not over not over yet
You still want me don't you
It's not over not over not over not over yet
Cos i can see through you
mon petit doigt m'a dit qu'il n'y a plus rien à ajouter après ça sinon de se croiser
mercredi 10 décembre 2008
I only know I never want to let you go
cause you've started something
Oh, can't you see?
That ever since we met
You've had a hold on me
It happens to be true
I only want to be with you
ce qui m'évoque ma théorie des multiples on n'a pas on ne peut pas avoir qu'un seul amour dans sa vie d'ailleurs c'est avéré il y a en a plusieurs si l'on y réfléchit et qu'on gomme les paramètres à chaque époque ou chaque étape quand j'y réfléchit j'en ai eu plusieurs des intenses et des très intenses mais tellement peu d'aussi réciproques quoiqu'il en soit je me garde bien de faire de moi le rénégat de cette théorie tout ce que je peux dire c'est de dire au suivant magne-toi bordel ou quand tu vas enfin débarquer je te botterai le cul tellement fort que tu te la mettras derrière l'oreille
mardi 9 décembre 2008
mes semaines sont échelonnées sur l’ordre de diffusion hebdomadaire des séries US comme suit le lundi matin Desperate Housewives mardi matin How I Met Your Mother le jeudi matin Private Practice spin-off de Grey’s Anatomy que je télécharge le vendredi matin j’attends janvier avec impatience qui marque le retour de Lost et The L Word la télé outre-atlantique m'enterre ça fait flipper mes journées sont indexées sur la répartition des cafés et des clopes sans comprendre comme de la poule et de l'oeuf lequel élément entraîne l'autre à pourrir l'évier ou le cendrier ça fait peur en dehors des jalons de mes dépendances je me consacre à diversifier et enrichir mes journées ce à quoi je m'applique une petite pipe par-ci un petit musée par-là trop souvent le nez qui palpite boulevard Saint-Michel dans les bacs de mon dealer de livres Saint-Michel mon boulevard interdit un petit café entre amis un petit whiskey par-là puis retour à la case départ mon lit dont je change les draps à défaut de changer de maison mais ça c'est un problème en voie de résolution donc pour l'instant retour à la case départ la Maison Blanche d'où je poste négligemment mon CV à des offres d'emploi avec rémunération de Crésus à la clé et un peu moins négligemment des billets sur mon blog qui affiche bien mieux que moi une débordante activité je vous en prie cliquez tu l'as bien mérité sur vie de merde point fr car j'imagine que je ne l'ai pas volé
Now oh so easily your over me
Gone is love
It's you that ought to be holding me
I'm not containable
This turns up
it's not sustainable
ce qui ne m'évoque pas grand-chose après cette tirade déprimante à la réserve du pistolet sur la tempe sinon que l'avantage d'être plongé dans une noirceur laquée de couloir sans fenêtres est d'en apprécier la plus petite des minuscules éclaircies artificielles
lundi 8 décembre 2008
All I can ever be to you,
Is a darkness that we knew,
And this regret I've got accustomed to,
Once it was so right,
When we were at our high,
Waiting for you in the hotel at night,
I knew I hadn't met my match,
But every moment we could snatch,
I don't know why I got so attached,
It's my responsibility,
And you don't owe nothing to me,
But to walk away I have no capacity
dimanche 7 décembre 2008
d'où me vient ce besoin systématique de séduire ce besoin d'étendre à la sphère de la chair ce besoin de me rassurer et d'assurer ce besoin de bouter mes limites déloyales l’alcool engraisse les plantes carnivores dévorant les résistances l’œil se met à cligner les oreilles à palpiter le nez à s’humecter les lèvres à crevasser l’esprit turbine incite le corps à se déployer et tout l’être se tend asphyxié vers la réussite occultant les priorités ce besoin cryptique de cavités où prendre mes aises ce besoin étrangement non pas de baise mais de tout ce qui s'en approche surtout les tâtonnements hum j'aime l'adrénaline quand elle monte et le reste avec la branche et la sève mais c'est pénible ça marche souvent et je bisse quand ça ne marche pas je m’obsède de quelle origine est cette pulsion le petit Sigmund est demandé à l'accueil je répète le petit Sigmund est réclamé par ses patients dans ma chambre oui je sors ce soir oui c'est plus fort que moi oui putain oui ce besoin psychosomatique de baver si on me coupait les jambes on pourrait me suivre à la trace comme un escargot à l'aube quand j'erre et que je traîne mon paletot d'armes de séduction massive mes outils à envoûtement sur le trottoir où se trouve probablement ma place moi qui la cherchais quelque part ma place ce besoin lancinant m'a désigné un endroit
No place for beginners or sensitive hearts
When sentiment is left to chance.
No place to be ending but somewhere to start.
samedi 6 décembre 2008
quand on n'est pas né de la dernière pleurésie l'examen des princes charmants fait sourire entre le transformiste poilu effeuilleur de rose et le ramasseur de pantoufle de vair à l'unité entre l'escaladeur de natte blonde et le médaillé olympique au combat de dragon cracheur de feu ou encore celui qu'une pléiade de nabots boursouflés convainc de passer une blind date avec une morte on en vient à conclure que oui le prince Charmant de son petit nom propre dans Shrek est le plus proche de ce qui se fait sur le marché quoique blond alors que tout le monde sait que les blonds forment une race en voie de disparation de la dissertation sur le sujet prince charmant spécificité analogies et déconstruc-tion sémiologique je ne tire aucune satisfaction maladie de l'enfance parasitée de contes et d'histoire à la mords-moi le neuneu qui laisse en jachère les champs labourés de frugales espérances il y a une mousson chaque année qui irradie les moissons stade terminal du mythe en queue de poisson
Once upon a time in a faraway kingdom
Man made up a story said that I should believe him
Go and tell your white knight that he's handsome in hindsight
But I don't want the next best thing
So I sing and hold my head down and I break these walls round me
Can't take no more of your fairytale love
ce qui m’évoque toutes ces contorsions ridicules princesses sur le pèse-personne en dépression croquement de pommes coupe-faim étincelle en citrouille petit pois sous la pile de matelas qui atterrit au cerveau vade retro satanas quel panache du fruit défendu chante chante rossignol chante à sa fenêtre et indique-moi du bec la venaison serment de fidélité blasphème l’hameçon des âmes sœurs à rapparier comme deux pantoufles de vair égarées sur une marche de palais et au seuil du local poubelle cherche rossignol cherche la pantoufle de vair le lapin enfoui dans le vacherin se goinfre de crème fouettée pendant que les violons convolent en chaste noces avec le clavecin chante chante rossignol je suis pas salaud t’auras les miettes du complot de la désillusion il est sain il ne se coupe pas les ongles des pieds au-dessus de l’évier le prince charmant il ne boit pas il ne fume pas mais qu’est-ce qu’il suce
vendredi 5 décembre 2008
pas de bras pas de chocolat si on t'arrache le membre tu comprendras l'épreuve le chagrin la souffrance de ce qui manque à l'endroit tu comprendras le handicap à mendier la part évanouie c'est la croix et la bannière en sucre d'orge dans ta prison en pain d'épice tu en veux t'en auras pas ni le carré ni la tablette pas de bras pas de chocolat ton palais en disette a la texture du sable des granules des grains des fèves de cacao qu’enroule la langue rêche et râpeuse dans la poudre des sachets mistral gagnant astral perdant la pleine lune à croquer pareil aux dragées pastel qu’on distribue aux mariages auxquels tu n’assisteras pas puisqu’il faut être accompagné c’est dans le contrat qu’ont paraphé tes parents à ta naissance respecte les hosties mais rassure-toi ça n’a pas de saveur ou celle du plâtre un calice au vin de messe aidera à digérer puis à lever la crêpe de la veuve qui patiente à l’autel voulez-vous prendre votre solitude pour épouse oui je le veux mais où glisser l’alliance elle n’a pas de doigts sans bras ni chocolat tu comprendras et comme un gros con tu prendras ce qu'on veut bien te prêter pour béquille
I thought I'd found the man of my dreams.
Now it seems, this is how the story ends :
He's going to turn me down and say,
Can't we be friends ?
ce qui m'évoque le deuil des relations d'amour et là je ne veux pas parler d'amour car j'en ai perdu le goût et la définition où est le mode d'emploi je ne veux pas savoir de toute façon mais ce qui me chahute c'est la continuité le clôture du site archéologique un petit champ de ruines qu'on visite mentalement de temps à autre avec amertume en se demandant où cette âme sublime a bien pu s'envoler qu'est-ce qui reste dans l'après est-ce une possibilité ou un leurre de poursuivre sur des rails parallèles où l'osmose a déserté est-ce une possibilité ou une chimère de sauver les meubles des meubles qu'on n'a pas acheté ensemble chez Ikea mais qui peuplent l'esprit avec autant de prégnance qu'un mobilier solide remplit un appartement est-ce possible ou débile de maintenir en soins palliatifs sous morphine le macchabée qu’on a découpé à chacun pour soi
jeudi 4 décembre 2008
entre autres thématiques aux ficelles plus légères situations burlesques scènes tragi-comiques la lutte des classes au goût du jour entre diplomates et staff local le monde cloisonné compassé castré des diplomates rompus aux préséances aux précieuses manières aux farandoles autour des plateaux de petits fours c'est beau la bourgeoisie qui ne boit que du champagne et loue des triplex dans le Marais aux frais du contribuable contre le monde froidement bureaucratique du personnel recruté sur place fait de RER en retard et de tickets restau étroits à qui on demande de réduire le photocopillage pour alléger les dépenses conflit marxiste donc en exergue à l'ambassade entre la graisse administrative et les huiles du ministère l'intrigue étant d'évaluer qui passe le mieux la pommade
il y aurait au sous-sol le service consulaire Karine et Alice préposées aux Visas l'une accro à internet surnommé Google-Girl sous cape par le stagiaire la seconde ménopausée en pré-retraite qui perd partout ses lunettes et masque un vrai problème de surdité ce qui explique pourquoi l'aboiement est son type de langage aux passeports Patty dont le cynisme fait ravage mariée deux enfants rebelles ce panier de crabes femelle supervisé par Andy le troisième secrétaire jeune loup sexuellement ambivalent dandy aux épis indomptables coureur de jupons et du Marathon de Paris qui s'occupe des ressources humaines comme un pacha dans son harem il prend ses fonctions par-dessus la jambe ne fait rien hors avancement de sa carrière fauteuil tremplin du troisième secrétaire comme sa prédécesseure Orla sobriquet Orla-loi poupée Barbie au style vestimentaire catastrophique énarque potiche et méga-détestée le personnage dont on tire le portrait aux fléchettes elle a raflé le poste de conseillère culture-presse son bureau au troisième étage se situe entre celui du N°2 de l'ambassade le conseiller politique Adrian fourbe ingrat mais socialiste ce qui le rattrape aux yeux de tous et le bureau de l'autre Orla égérie anti-maquillage sylphide nature à gros sabots et poils sous les bras fume et boit tous les soirs au café chic du coin négligée débonnaire gros potentiel lesbien en option dans le développement du personnage suite du tour des bureaux celui retranché du feu de l'action où Mireille et Nadine les secrétaires se tournent les pouces en répondant au téléphone et scotchant dans des enveloppes des cartons d'invitation toujours fourrées toutes les deux à se poiler en racontant leur week-end et les histoires du chaton du voisin sur fond de Rires et Chansons derrière elles le bureau de Pavel conseiller à l’agriculture et le bureau de Gerhard conseiller économique deux figures secondaires discrètes et débonnaires caractère en friche à garder sous le coude éventuellement seraient-ils intéressants par la suite auraient-ils une vie signifiante dans les saisons suivantes dans le même genre on aurait aussi Indra la secrétaire comptable trop bonne poire harcelée par Adrian qui défoule ses nerfs sur elle en aparté Jean le chauffeur de l’ambassadeur macho tire-au-flanc demeuré estampillé Jean Sais Rien par tout le service la dame patronnesse évidemment madame son Excellence l’Ambassadeur divorcée distinguée plante vénéneuse qui soudoie sa valetaille Leïla la secrétaire rouquine forte en gueule le sexy Vicente cuistot facétieux et la pétulante Christina chancelière délurée ajoutez à cette galerie le quatrième étage occupé par la délégation à l’Unesco et à l’OCDE work in progress et enfin au milieu de tout ça il y aurait Harry le standardiste employé à tout faire touche-à-tout et qui ne s’en prive pas qui se régale du spectacle des caméras de surveillance des entrées subreptices et des sorties suspectes et du panneau téléphonique indiquant qui appelle qui en interne par un clignotement des diodes rouges mais par ici les potins c’est lui la centrale des secrets des indiscrétions des confidences bas de l’échelle peut-être mais au fur et à mesure des épisodes c’est par les couilles qu’il les tient tous
Re-read, re-write, re-do, undo
I'm stuck on this page
I was born two weeks late
Is that why I hesitate ?
son percutant pêchu aux paroles capricieuses une clameur qui m’évoque un lieu de relations sociales abstraites malsaines éphémères amour haine clash concorde et l’obligation contractuelle de collaborer en simulant la cordialité bref le parfait générique de L’Ambassade alias Desperate Diplomats la série quasi imaginaire dont voici le pitch
mercredi 3 décembre 2008
en cette fin d'année grégorienne je vous offre ce calendrier qui comme celui de l'avent libère chaque jour une petite friandise scripturale mise en musique par votre maestro icelui donc icemoi chaque jour de décembre un billet dans la mesure du possible boules et bulles rétrospectives d'une année qui sent le sapin et perspectives dans l'abstrait du sommet au summum je ne cacherai rien il y a eu à boire et à manger durant cette année bordélique
au programme de cette passionnante saison un ennui foncièrement vulgaire une garde rapprochée réduite le congé de certains espoirs un saute-mouton en avion des histoires de bureau du chômage et du spleen des opportunités volatiles du sexe en veux-tu n’en voile pas des litres d’alcool par bonheur indécents Zazie gerbe dans le métro des expériences sociologiques en boîte de nuit un blog reconduit un quai de gare calorique la boulimie du pessimisme des projets bâchés des progrès bâclés je n'épargnerai aucun sujet la délicatesse connais pas les scrupules connais pas les regrets connais pas et pourtant ça m’arrangerait en bref connecte-toi tous les matins au lieu d’allumer la radio le Baron se charge de l’herméneutique et te fournit la bande-son
With the lights out it's less dangerous
Here we are now, entertain us
I feel stupid and contagious
Here we are now, entertain us
ce qui m'évoque ce désir permanent de divertir et d'occuper l'esprit les guirlandes sont tellement plus attractives quand elles clignotent jour nuit jour nuit jour nuit tu pues j'ai envie tu pues j'ai envie chocomane prépare toi au délices de ma cyclothymie avec les noisettes qui croustillent sous les canines tes dents de sagesse repousseront en dedans
mardi 2 décembre 2008
western moderne brute de paume à base de rixes dans le salon et de barillet qui coasse près des oreilles le sentiment d'une mission à accomplir d'un banditisme à concevoir d'une route à tailler compte tenu des buissons onéreux coulissant dans mon champ d'omission la route il va falloir la débroussailler un colt maintenu à la ceinture par un fourreau dentelé c'est coton j'ai les jambes en macaroni anti-héros de western spaghetti
tiraillé tout azimuts pansu à tous les râteliers écartelé sur la roue d'une destinée opaque que je provoque en duel flagellant dans mes santiags j'ai le bitoniau qui patine il était une fois à l'ouest un garçon sans repères plein de reproches propulsé à la tête d'une ruée vers l'or un lucre pas si providentiel car il faut vivre ou survivre ou faire une chute d'hélicoptère flop flop mes hélices sont en panne et je n'ai plus d'alezan c'est ma traversée du canyon ou comment s’en débarrasser garçon à vaches cherche vache à lait désespérément ceux qui entravent ma route font les chœurs de gospel ménestrels de la déliquescence Oh Happy Day une déliquescence annoncée dans l’ère du besoin qu’ils aboient ma caravane trépasse
The gloves gonna come off
Grease up my face
Put you in your place
I didn't wanna scrap
Poppin all that yap
When ya gotta fall back now
ce qui m'évoque les guerres serviles et l'illusion de la possessivité griffes et succions ont balisé mon territoire mais tout s'efface un sceau se maquille une trace se dissimule on y laisse de la laine ou des plumes qui s'envolent dans une voltige de polochons éventrés pas la peau elle colle distraitement emballage de la douleur au goût de métal et d'ongles pointus mais rien en surface puisque tout s'efface il y a plus de loups que de moutons dans la bergerie aux armes confisquées ni pleur ni couronne une héraldique contondante c'est sauvage et larvé c'est la loi jugulaire du marché c'est là que le bât blesse il faudra se battre comme on se bat pour quelqu'un sauf que là je me bats pour demeurer moi
lundi 1 décembre 2008
sciez les branches que chevauchent vos voisins ça dégage le paysage il y a beaucoup à apprendre pensais-je il y a beaucoup à apprendre de nos défaites et de nos victoires et contrairement à ce que l'on dit dans un esprit de consolation de nos erreurs peut-être plus de nos victoires car les défaites nous enterrent explique-moi comment tirer profit quand tout enseignement est une pelletée de cailloux on grave les noms des assassins sur les autels j'érigerai l'arc de ton triomphe écrasant mon mausolée
intérieurement je criais Ne m'abandonne pas je m'époumonais Ne m'abandonne pas je hurlais Ne m'abandonne pas et tu m'as abandonné le sujet clos a glissé de la page de garde morale d'une fable pathétique les suppliques sont inutiles et leurs répliques de synthèse des secousses sismiques qui disloquent le coeur et le corps qui débloque j'ai crié hurlé à cracher mes poumons puis je me suis tu gargouille sans flèches sur l'arc bandé j'ai rompu les tendons qui rattachaient les bras ballants et j'ai tranché sous les genoux c'est un tronc à pieds bots sur son toit panoramique j'essuie mes semelles sabots du taureau dans l'arène le triomphe roule sur des moignons
I want your love don't want to borrow
Have it today to give back tomorrow
Your love is my love
My love is your love
There's no love for nobody else
ce qui m'évoque une cyber idylle elles sont loin d'être divines on peut aussi se demander à quoi elles se devinent ça ressemble à un pont entre deux néants un tronçon inabouti en somme une allégorie matérielle de la vie où il n'y a rien de plus facile que de se repérer avec les Champs-Elysées en contrepoint de la Grande-Armée et autour géographie des rétroviseurs en étoile
